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HOMOPARENTALITé - Page 2
Interviews, Livres & Témoignages...
-"La vie amoureuse de ma mère est une infime partie de ce qu'elle est, et ça n'a pas influencé l'éducation ni l'amour qu'elle m'a donné"  Ludovic 18 ans  /Journal 20 '

Photo  Karine & Elodie

FLASH INFOS Angleterre: Un centre de fertilité par et pour les lesbiennes
Vote à l’Assemblée Nationale : Appel aux députés à ouvrir le mariage aux couples de même sexe
ADOPTION HOMOSEXUELLE : VICTOIRE D' Emmanuelle B. & de Laurence R.
Wanda veut des droits pour «sécuriser» ses enfants...
Les cinq leçons de parenté de Maurice Godelier
Espagne - Le don d'ovules entre lesbiennes mariées est autorisé
Refus de délégation d'autorité: le témoignage des deux mères

Karine & Elodie ne désarment pas : LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT...
 Justice européenne !
La France condamnée pour avoir refusé l'adoption d'un enfant à une enseignante  homosexuelle...

EGALITé pour les Couples & Familles Homosexuelles !

Mobilisation avant la décision de la Cour européenne des droits de l'homme
Karine & Elodie
100 000 famille homoparentales...
Interview Nouvel Observateur Elisabeth Roudinesco
Témoignage :
Deux mères valent-elles mieux qu'une?

Famille Carla & Marie-Laure
Italie : Record de familles homoparentales à Milan

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Si on s'éduquait un peu...
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FAITS DIVERS EN HOMOPHOBIE
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DROIT AU MARIAGE
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FLASH INFOS      ...........................................................................................................................................................
Angleterre: Un centre de fertilité par et pour les lesbiennes Source tetu.com 21/07/2011
INTERVIEW :  Confrontées au parcours parfois compliqué que doivent emprunter les lesbiennes pour tomber enceinte, un couple de femmes a ouvert en Grande-Bretagne un centre de fertilité spécifiquement destiné aux lesbiennes. Mères de deux enfants de six et trois ans, Natalie Drew et sa compagne Ashling Phillips (photos) ont ouvert en 2010 à Birmingham le premier centre de fertilité britannique destiné aux lesbiennes. Natalie nous explique leur démarche.

-Pourquoi un centre de fertilité spécifique pour les lesbiennes, alors qu'il existe déjà de nombreuses cliniques où elles sont accueillies?
Ma compagne Ashling et moi-même avons visité plusieurs de ces cliniques qui disent proposer des services aux couples de femmes. Mais souvent, les lesbiennes y sont traitées comme des patientes souffrant de problèmes de fertilité et orientées vers des FIV - alors qu'elles ont simplement besoin de sperme. De plus, leurs formulaires ne sont pas adaptés: une des partenaires est désignée comme «homme».

-Comment fonctionne le centre? Nous proposons de mettre en relation des donneurs avec des femmes célibataires ou des couples de femmes qui souhaitent avoir un enfant. Les donneurs ont subis tous les test nécessaires (VIH, IST) et acceptent de faire un don gratuit dans le cadre d'une insémination artificielle. Nous recevons d'abord le ou les futurs parents pour une première consultation. Quand nous trouvons un donneur correspondant à leur demande, nous organisons une rencontre dans notre centre. Cela permet à chacun de faire connaissance dans un environnement neutre, sans obligation de poursuivre si pour une raison ou une autre le courant ne passe pas. Les futurs parents peuvent choisir de faire des inséminations artisanales chez eux avec le donneur ou d'être orientées vers une clinique. Nous travaillons avec deux cliniques: une en Irlande et une autre à Alicante, en Espagne.

-N'y a-t-il pas un risque légal que le donneur se retrouve juridiquement père de l'enfant quand les inséminations se font hors du cadre médical habituel, régi par la loi qui fixe des limites claires au rôle de chacun?
Le donneur pourrait en effet réclamer une reconnaissance de sa paternité mais cette question est posée avant la conception: quel sera le rôle du donneur dans la vie de l'enfant? Il faut que tout le monde soit d'accord. Nous recommandons également à tous les couples de femmes d'être engagées dans une union civile, ce qui permet, selon la loi britannique, aux deux mères d'être reconnues comme parents sur l'acte de naissance de l'enfant.

-Combien de donneurs avez-vous dans votre base? Et combien de couples avez-vous aidés?
Nous avons actuellement 645 donneurs de sperme, 400 donneuses d'ovocytes et plus de 8000 femmes en recherche de don dans notre base de données. En 2010, nous avons aidé 62 femmes à concevoir à travers notre centre. Depuis le début de cette année, environ 400 donneurs ont été mis en relation avec de futurs parents.

-Est-ce que vous acceptez aussi des couples hétéros? Et des couples étrangers?
Nous acceptons bien sûr les couples hétéros. Et nous acceptons aussi les couples venant de l'étranger. En ce moment, un couple de femmes de Barcelone attend un bébé, conçu grâce à notre centre.

-Combien coûtent vos services? L'accès limité à la base de données sur internet coûte 9,99£. La première concultation coûte 99,99£. Pour les consultations en clinique, les prix sont de 125£ pour les tests VIH/IST, 450£ pour une consultation médicale avec échographie, 750£ pour une insémination intra-utérine et 4500£ pour une FIV avec don d'ovocytes.                Le site :
www.gayfamilyweb.co.uk/
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Communiqué de presse, Paris, le 13 Juin 2011 -des
"Enfants d'Arc En Ciel - L'Asso !" relatif au vote qui sera réalisé demain le 14 juin 2011 à l'Assemblée nationale visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe.

Vote à l’Assemblée Nationale : Appel aux députés à ouvrir le mariage aux couples de même sexe
Le 25 mai 2011 était examinée la proposition de loi déposée par le groupe SRC visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe en vue d’une discussion en séance publique le jeudi 9 juin 2011.
Certains députés, s’opposant à cette ouverture, ont pu faire preuve d’étonnants commentaires, feignant d’ignorer les différences de droits et devoirs entre le mariage et le pacs, notamment en terme de succession, de pensions de réversion, de soins médicaux et de liberté de circulation. Le 9 juin 2011 était donc, pour la première fois, inscrit en séance un débat sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.

Alors que le texte, à l’instar de sept autres pays européens, vise à établir l’égalité des droits et d’engager l’Etat dans une véritable lutte contre les discriminations, la teneur des propos de certains députés ne peut qu’interroger.
On y parle de « mariage homosexuel » alors qu’il s’agit simplement d’étendre à tous les couples le droit au mariage sans distinction d’orientation sexuelle et sans affaiblir les droits des couples hétérosexuels.
Nous y apprenons, d’après les opposants à cette ouverture, que la question du mariage est très étroitement liée à la procréation.
Comment expliquer que 56 % des enfants naissent hors mariage ? Comment expliquer que les couples stériles puissent se marier ?
Sur ce dernier point il est vrai que la loi prévoit l’aide de la procréation médicalement assistée. Et nous l’avons constaté le 25 mai : les députés ont pu réaffirmer qu’ils ne souhaitaient pas que cela soit ouvert aux couples de femmes bien que le caractère pathologique de la stérilité ne soit pas toujours prouvé pour les couples hétérosexuels.
Il semblerait donc que ce qui effraie certains de nos députés ne soit finalement pas le mariage en lui-même mais plutôt l’existence de nouvelles formes de familles.
Lors du débat nous entendons également que « l’homosexualité (…) ne peut devenir une norme parmi d’autres*». Mais qu’est-ce qu’une norme si elle ne peut évoluer en corrélation avec notre société ? « Les normes sociales sont à inventer, non à observer** ».
A l’évidence, l’histoire nous montre que les normes qu’elles soient juridiques ou sociales ont évolué depuis l’Ancien Régime. Nul besoin de remonter dans le temps pour le prouver. Une société dont les normes n’évoluent pas prend le risque de se scléroser.
Nous apprenons également que « la reconnaissance légale du mariage homosexuel bouleverserait à l’évidence dangereusement les structures fondamentales de notre société*** ».
C’est ignorer la réalité déjà existante des couples de même sexe prévue par la charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne. L’article 9 n’exclut, en effet, pas cette question****. Au législateur de se positionner !
Nous nous demandons sérieusement dans quelle société vivent certains de nos députés pour nier à ce point la réalité de son évolution et les demandes de ses citoyens. Sommes-nous au XXIème siècle ?
Nous, les Enfants d’Arc en Ciel – l’asso !, appelons tous les députés à prendre leurs responsabilités et à mettre fin aux discriminations juridiques et ainsi à adopter le projet de loi déposé par le groupe SRC.

Nathalie Mestre, Présidente 06 74 93 24 56 - presidence@enfants-arcenciel.org
Amantine Revol, Vice-présidente 06 73 54 33 86 -
vice-presidence@enfants-arcenciel.org
* Claude Bodin.
** Georges Canguilhem, Le normal et le pathologique, Paris, PUF, Quadridge, 1994.
*** Claude Bodin.
**** « Le droit de se marier et le droit de fonder une famille sont garantis selon les lois nationales qui en régissent l’exercice ».
 
Les Enfants d'Arc En Ciel - l'Asso !    www.enfants-arcenciel.org/
Notre association, qui est nationale, a été créée en mai 2007 suite au succès de son forum internet (2003). Ouvert à tous, le forum compte aujourd’hui, environ 2500 membres adhérents ou non. Elle a pour objet principal le défense des familles constituées de parents du même sexe. Elle développe donc des actions afin de les aider à acquérir une place juridique et sociale, en luttant contre les discriminations à son égard et en militant pour l’égalité des droits au même titre que les autres couples. Aujourd’hui, Les Enfants d’Arc En Ciel sont membres du GAGL 45, du CGLBT de Rennes, du CGLBT de Nantes, du NELFA et de l’INTER-LGBT.""
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« Il s’agit là d’une belle victoire contre l’homophobie, alors que les propos et les comportements homophobes demeurent vivaces dans notre société », a réagi Me Caroline Mécary, avocate d’Emmanuelle B.  Source republicainlorrain.fr 11/11/2009

Après dix ans de procédures judiciaires, une institutrice homosexuelle qui se battait pour obtenir l’agrément de son conseil général pour pouvoir adopter un enfant a obtenu gain de cause hier devant le tribunal administratif.

Le tribunal administratif de Besançon a ordonné hier au conseil général du Jura de délivrer « dans un délai de 15 jours » un agrément d’adoption à Emmanuelle B., une enseignante homosexuelle, une injonction à laquelle le conseil général a accepté de se plier, après 10 ans de lutte.
« C’est génial, on nage dans le bonheur », s’est exclamée l’institutrice, encore « sous le coup » de ces deux annonces. « La justice a été juste, elle a étudié notre dossier et non pas le débat », a dit Laurence R., la compagne d’Emmanuelle, elle aussi très émue. « C’est vraiment une très grande joie. Je suis heureuse car tous les arguments que le conseil général avait avancés, c’était du pipeau ! », a-t-elle ajouté. Le tribunal a suivi fidèlement l’avis du rapporteur public qui lui avait demandé lors de l’audience du 13 octobre d’annuler la décision du conseil général et de lui enjoindre d’accorder son agrément dans les 15 jours, « sous astreinte de 100 euros par jour de retard ». Les juges administratifs ont estimé que les motifs retenus par le président du conseil général du Jura ne permettaient pas de « justifier légalement la décision de rejet de la demande d’agrément pour l’adoption présentée par Mme B. ».
Depuis 1989, Emmanuelle, 48 ans, a bataillé jusque devant la cour européenne des droits de l’Homme pour obtenir le droit d’adopter un enfant, se heurtant au refus obstiné du conseil général. Les juges européens lui ont donné raison en condamnant la France pour discrimination sexuelle en janvier 2008. Emmanuelle B. réitérait alors sa demande d’adoption et se heurtait de manière incompréhensible au printemps 2008 à un nouveau refus. Le conseil général invoquait « des différences notables (au sein du couple) dans le projet d’adoption, notamment au niveau de l’âge de l’enfant » à adopter. Dans sa décision, le tribunal administratif a balayé ces motivations, estimant que « les conditions d’accueil offertes par la requérante sur le plan familial, éducatif et psychologique correspondent aux besoins et à l’intérêt d’un enfant adopté ». Les juges administratifs s’appuient notamment sur les rapports des travailleurs sociaux « favorables à la demande d’agrément pour adoption » et soulignent que le couple formé par Mme B. et sa compagne « présente une solidité certaine ». La Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a également rendu le 5 octobre un avis estimant « discriminatoire » le refus de la collectivité territoriale du Jura.

La décision du tribunal administratif a été saluée comme une « grande victoire » par le député-maire Vert Noël Mamère, qui avait en 2004 symboliquement célébré un mariage entre deux hommes dans sa mairie de Bègles. Les associations de lutte contre l’homophobie, comme SOS homophobie et l’interassociative lesbienne, gaie, bi et trans Inter-LGBT, ont demandé que le gouvernement ou le Parlement valident par la loi le droit d’adopter pour les couples homosexuels. Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a répété que l’exécutif n’était « pas favorable » à une telle mesure. « Dès qu’il y a un enfant, il faut un papa et une mam a n », a pour sa part déclaré le député UMP Eric Raoult. Et Christian Vanneste (UMP) a condamné « la malheureuse décision » du tribunal qui « fait l’objet de l’habituel rouleau compresseur médiatique du groupe de pression homosexuel ».
Source :www.republicain-lorrain.fr/fr/permalien/article/2179488/Adoption-homosexuelle-la-jurisprudence-Besancon.html
 
Les homos autorisés à adopter        ...voir notre Homoparentalité
Emmanuelle B. et sa compagne Laurence R. vont finalement pouvoir adopter. Après une longue bataille, le tribunal administratif de Besançon leur a donné gain de cause mardi en se prononçant en faveur de l'agrément d'adoption.  C'est une première en France. Dix ans après l'entrée en vigueur du Pacs, le tribunal administratif de Besançon (Doubs) a autorisé mardi matin l'adoption d'un enfant par un couple d'homosexuelles, revenant ainsi sur les décisions prises par le Conseil général du Jura qui s'était prononcé contre cette demande.     
Le parcours d'Emmanuelle B., qui se bat depuis des années pour obtenir un agrément lui permettant d'adopter, touche à sa fin. Une fin heureuse qui pourrait désormais faire office de jurisprudence. "Il s'agit là d'une belle victoire contre l'homophobie, alors que les propos et les comportements homophobes demeurent vivaces dans notre société", a estimé l'avocate de la requérante, Me Caroline Mécary (photo) Après deux refus par le Conseil général, le rapporteur public avait lors de l'audience du 13 octobre dernier demandé au tribunal administratif d'annuler cette décision et d'octroyer à cette enseignante un agrément d'adoption sous 15 jours à compter de la notification du jugement avec une astreinte de 100 euros par jour de retard et le remboursement de 2 000 euros pour les frais d'avocat. Une décision qui avait été mise en délibéré. Alors que l'avocate d'Emmanuel B., Me Caroline Mécary, dénonçait un véritable "acharnement" jugeant que l'on "n'a pas le droit de refuser un agrément pour une adoption à une personne à cause de sa sexualité", la raison évoquée par le Conseil général du Jura était toute autre, mettant en avant des "différences notables (au sein du couple) dans le projet d'adoption, notamment au niveau de l'âge de l'enfant". Depuis plus de 20 ans, Emmanuelle B., âgée de 48 ans, vit en couple avec Laurence R., une psychologue scolaire de 45 ans. (...)"
Un premier pas vers le mariage? Le tribunal est donc revenu sur la décision du département qui s'était opposé à cette adoption, et ce, malgré un arrêt de la Cour européenne des droits de l'Homme. Car ce "combat" avait fait grand bruit au-delà des frontières hexagonales. Le 22 janvier 2008, la Cour européenne avait condamné la France pour discrimination sexuelle, arguant que le droit français permettait, par ailleurs, l'adoption par une personne célibataire. Et que la Convention européenne des droits de l'Homme interdisait toute discrimination sur la base de l'orientation sexuelle des individus. L'enseignante Emmanuelle B. avait alors décidé de déposer une nouvelle demande d'adoption qui, après maints déboires juridiques, a finalement été entendue.(...) Parallèlement à cet agrément d'adoption, perçu comme une réelle avancée dans le droit des homosexuels, la maire socialiste de Montpellier, Hélène Mandroux (photo), s'est prononcée, mardi dans le Midi-Libre, en faveur de l'ouverture du mariage aux couples homosexuels. Selon le quotidien, plusieurs maires d'autres grandes villes françaises devraient suivre cette initiative au nom de "l'égalité des droits et de l'universalité".  
A
rticle complet :www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Les-homos-autorises-a-adopter-149329/
"Une grande victoire", selon Noël Mamère Source Public Sénat/lepost.fr -  10/11/2009
Noël Mamère (photo), député-maire Vert de Bègles se réjouit que la justice autorise un couple d'homosexuelles à adopter. Le tribunal administratif de Besançon vient de donner son feu vert à l’adoption d’un enfant par un couple homosexuel, deux femmes, annulant la décision du conseil général du Jura qui refusait de donner son agrément. Réaction du député-maire Vert Noël Mamère, qui avait en 2004 symboliquement célébré un mariage entre deux hommes dans sa mairie de Bègles, en Gironde.Cette décision du tribunal administratif de Besançon fera-t-elle date ?
"C’est une grande victoire. C’est le rêve que le droit est en train de rejoindre la société. Le combat mené par des avocats et un certain nombre d’entre nous est maintenant une réalité reconnue par le droit. C’est un pas très important qui vient d’être franchi. Nous espérons surtout que ce symbole deviendra réalité pour les couples homosexuels qui demandent la reconnaissance de leur droit de parent."
Les Français sont-ils prêts pour l’adoption par les couples homosexuels ?
"Oui, bien sûr. Les Français sont bien plus en avance que les politiques sur ces questions de société. Il serait temps que les politiques sortent de leur frilosité et de ces représentations stupide de la famille." (...)
Suite article complet  :www.lepost.fr/article/2009/11/10/1783773_un-couple-homo-autorise-a-adopter-une-grande-victoire-selon-noel-mamere.html
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Wanda veut des droits pour «sécuriser» ses enfants Source JOURNAL 20' -04/03/2009
«On élève nos enfants comme tout le monde.» Wanda, 42 ans, en couple avec son amie depuis une vingtaine d'années, élève deux jeunes enfants en région parisienne. L'aîné a 5 ans, son amie l'a eu avec elle via une insémination artificielle en Belgique. La petite dernière a 3 ans, elle lui a elle-même donné naissance par le même biais. «Dans notre vie de tous les jours, on est considérés comme une vraie famille par nos parents, les maîtresses d'école, les assistantes maternelles, les parents des petits copains.» Mais pas par l'Etat, qui ne leur reconnaît aucune existence juridique.Chacun des enfants porte le nom de sa mère biologique sur sa carte d'identité, même si, à l'école, ils ont collé leurs deux noms. Wanda égrène les «contraintes» qui «fragilisent», dit-elle, ses enfants. «Je ne peux pas sortir du territoire avec mon fils pour me rendre dans certains pays sans autorisation parentale. Idem pour l'hôpital: j'ai besoin d'un mot de sa mère pour aller le récupérer.» Surtout, «en cas de problème, séparation ou décès, on n'a aucune assurance que nos enfants soient élevés en fratrie, ou que la garde soit partagée. Et si mon amie meurt, ou ses parents, ma fille sera considérée comme un tiers à qui ils légueraient leurs biens.» Si elle juge le projet de loi «très en deçà» de ce dont elles auraient besoin pour «sécuriser» leurs enfants, Wanda y voit tout de même la fin d'un déni de la réalité. «Nos enfants existent. L'Etat doit s'en occuper, au même titre que les autres.» Voir le sujet en débat "
  voir>>>Le statut de "BEAU-PARENT
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Les cinq leçons de parenté de Maurice Godelier 
"Dans « Métamorphoses de la parenté », (familles recomposées, familles homosexuelles... ) Maurice Godelier revisite en six cents pages l'essentiel des théories de filiation et d'alliance. D'où il ressort que, pour l'essentiel, la famille est beaucoup moins liée aux besoins de la reproduction qu'aux idées politiques et religieuses des sociétés humaines. Familles recomposées ou monoparentales, reproduction médicalisée, couples homosexuels : tout cela signifie-t-il que les rapports de couple, de parents à enfants, de famille soient aujourd'hui, dans les sociétés modernes et libérales, au bord de la décomposition ? Ou sont-ils à la veille de leur remplacement par d'autres, entièrement inédits et soupçonnés d'artificialité ?
Dans un ouvrage récent, Métamorphoses de la parenté (Fayard, 2004), Maurice Godelier, anthropologue, spécialiste des Baruyas de Nouvelle-Guinée, entreprend de fonder une réponse à cette question en reprenant à peu près tout ce que l'étude comparée des sociétés - pas seulement la nôtre - peut nous apprendre sur les fondements mêmes des rapports familiaux. Il inscrit les transformations des sociétés modernes dans une histoire longue, et revient sur les théories qui - en anthropologie - font coïncider l'origine des sociétés humaines avec l'invention de la parenté. Problèmes classiques, que l'on n'ose plus si souvent aborder, tant ils supposent de retours sur l'histoire de l'anthropologie.... " contact e-mail: Maurice.Godelier@ehess.fr
Source Article "Où va la famille ?
"www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_article=4576

    Conférence  à écouter www.lemonde.fr/savoirs-et-connaissances/article/2004/12/10/maurice-godelier-parente-familles-interdits-sexuels_390348_3328.html

Maurice Godelier est anthropologue (EHESS)
Parcours : Ecole normale supérieure de Saint-Cloudn Agrégé de philosophie, Chef de travaux à l'EHESS auprès de Fernand Braudel puis maître-assistant de Claude Levi-Strauss, 1975 : nommé directeur d'études de l'EHESS, De 1982 à 1986 : directeur scientifique au CNRS, responsable du département des sciences de l'homme et de la société - Spécialités :Anthropologue de réputation internationale, Maurice Godelier est un spécialiste des sociétés d'Océanie. Outre ses recherches sur l'Océanie, illustrées par de nombreuses publications et la production de films, Maurice Godelier a exploré plusieurs domaines essentiels, la part idéelle des rapports sociaux, la distinction entre l'imaginaire et le symbolique et récemment la distinction entre choses que l'on donne, choses que l'on vend, choses que l'on ne peut ni vendre ni donner. Ses dernières recherches ont porté sur l'inceste et les systèmes de parenté et l'ont conduit à remettre en question de nombreuses certitudes anthropologiques et sociales. (...)  Suite "Université de tous les savoirs" Maurice Godelier : Parenté, familles, interdits sexuels -  LEMONDE.FR10.12.2004

Bibliographie : "Pouvoir et domination masculine" chez les Baruya de Nouvelle-Guinée, éditions Fayard (1982). Prix de l'Académie française. - L'Idéel et le matériel, éditions Fayard (1984)  - L'Enigme du don, éditions Fayard (1996)
La Production du corps. Approches anthropologiques et historiques et le corps humain, supplicié, possédé, cannibalisé. Textes rassemblés et édités par Maurice Godelier et Michel Panoff, Amsterdam, Archives contemporaines (1998)
"Métamorphoses de la parenté" (Fayard, 2004),épuisé (ré-édition... )                      
voir également  Au Bonheur des Psy !

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France : 0
Espagne - Le don d'ovules entre lesbiennes mariées est autorisé
source tetu.com 17 décembre 2008
La Commission de reproduction humaine assistée a autorisé le don d'ovules entre femmes lesbiennes mariées. Désormais, en Espagne, une femme pourra faire ce don à sa compagne. L'une deviendra la mère génétique de l'enfant et l'autre la génétrice.
"En principe, aucune clinique de reproduction ne pourra refuser ce droit aux femmes homosexuelles mariées. Les associations, comme la Fédération nationale des lesbiennes, gays et transsexuels, la FELGT, se félicitent de ces dispositions mais constatent les discriminations dont sont encore victimes les couples de lesbiennes. Ainsi, l'insémination artificielle leur est toujours refusée lorsque ces femmes se déclarent comme couple homosexuel. C'est sans compter aussi avec l'arbitraire des tribunaux au moment d'inscrire leur enfant sur les registres civils comme fruit d'un mariage homosexuel."  -Photo du web :))
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ASSEZ d'une citoyenneté au rabais, d'une démocratie de tribunaux!!!
Refus de délégation d'autorité: le témoignage des deux mères
Source tetu.com /Interview Taina Tervonen -15/12/2008
- «Nous sommes parents de deux enfants», expliquent les deux lesbiennes installées à Tourcoing (Nord), mères chacune d'un enfant, à qui la cour d'appel de Douai a refusé deux délégations d'autorité parentale croisées .
Dans son arrêt rendu le 11 décembre 2008, la cour d'appel de Douai a infirmé le jugement du TGI de Lille accordant une délégation d'autorité parentale «croisée» à Hélène, 39 ans, et Cécile, 40 ans, chacune parent légal d'un enfant, respectivement âgés de 10 et 5 ans. En demandant la délégation de l'autorité parentale, elles souhaitaient avant tout protéger leurs enfants. Retour sur deux ans de procédure.

Qu'est-ce que la décision favorable du TGI, en décembre 2007, avait changé dans votre vie?
Des choses très concrètes: nous avons pu officiellement signer ensemble les papiers de nos deux enfants, les inscrire à des activités indifféremment l'une ou l'autre, voter et être élues aux élections de parents d'élèves, chacune pour l'enfant qui n'est pas légalement le sien. Au-delà du quotidien, nous savions que nos enfants étaient protégés en cas d'accident, et qu'en cas d'urgence, nous pouvions l'une et l'autre intervenir.
Pourquoi cet acharnement du Parquet, selon vous?
Lors de la première audience, le représentant du parquet nous a fait comprendre que la délégation n'était pas contraire à l'intérêt des enfants mais que notre couple posait problème –même si cet avis n'est bien sûr noté par écrit nulle part. Le rapport de l'enquête de police, ordonnée par le parquet, était d'ailleurs favorable à la délégation. Nous avions été convoquées toutes les deux, de même que la directrice de l'école de notre aînée et la nourrice du cadet. Suite à la médiatisation de la décision du TGI –qui n'était pas de notre fait–, le procureur a déclaré à la presse qu'il n'était du ressort d'un juge de décider ce qu'était une famille. Est-ce cette impression de créer une fratrie là où il n'y a, pour la loi, que deux mères célibataires, qui pose problème, même si l'autorité parentale n'établit pas de lien de filiation?
Comment avez-vous évoqué cette procédure avec vos enfants?
Nous n'en avons pas parlé dans les détails, pour les protéger. Nous ne voulons pas qu'ils sentent leur famille jugée, qu'ils se sentent victimes d'injustice. Ils vivent une vie normale, ils sont élevés comme frère et sœur. Nous nous considérons toutes les deux parents de deux enfants."
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Floride: un homosexuel autorisé à adopter deux enfants Source tetu.com 26/11/2008
Une juge de Miami a estimé mardi qu'un homosexuel avait le droit d'adopter deux enfants dont son conjoint et lui avaient la garde depuis quatre ans, selon la presse locale, une décision qui défie la législation de Floride (sud-est) en la matière.
La juge Cindy Lederman du comté de Miami Dade a considéré qu'"il n'y avait pas de bases rationnelles pour empêcher les homosexuels d'adopter" et elle a rejeté comme anticonstitutionnelle une loi locale de 1977 qui l'interdisait, a indiqué le Sun Sentinel dans son édition en ligne.Frank Martin Gill, 47 ans, avec son compagnon, dont l'identité n'est pas révélée, avaient la garde provisoire de deux frères de 4 et 8 ans depuis 2004 et avaient décidé de demander leur adoption.
«C'est une famille, dans tous les sens du terme, sauf aux yeux de la loi. Ces enfants ont droit à la stabilité», a dit la juge, citée par le journal.Les représentants de l'Etat ont indiqué qu'ils feraient appel de la décision devant une Cour d'appel ou la Cour suprême de Floride afin qu'elles tranchent sur la loi de 1977, qui, si elle était confirmée anticonstitutionnelle, pourrait ouvrir la voie de l'adoption à d'autres couples homosexuels.Le mariage homosexuel est également interdit en Floride.
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Karine et Elodie

Karine & Elodie et leur famille témoignent

Bachelot*  et Bertrand refusent le congé de "paternité" à Élodie et Karine Source e-llico.com 22/05/2008
Élodie et Karine, le couple lesbien parent de deux enfants qui lutte pour se voir accorder un "congé paternité", a reçu la réponse - négative - de Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot à sa revendication soutenue par la Halde.
Élodie s'étant vu refuser le droit à un congé paternité par le Tribunal des affaires de sécurité sociale en mars 2006, elle avait saisi la Halde qui avait émis un avis favorable à sa demande et une recommandation au gouvernement de lui accorder le congé de "parentalité" qu'elle réclamait. Ce dernier a répondu à l'institution en décembre 2007 par un courrier cosigné par Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot, respectivement ministres des Affaires sociales et de la Santé, dont le couple vient seulement d'avoir connaissance.  Les deux ministres se rangent du côté de la décision du Tribunal des affaires de sécurité sociale qui refuse le congé paternité. Ils mettent en avant le " risque de soulever des questions liées à (l')articulation (de cette mesure, ndlr) avec les droits du parent biologique " et renvoient " à la réflexion que le gouvernement mène sur la définition du statut du ' beau-parent ", sur la concrétisation duquel le Président de la République s'est engagé ".
  

Karine & Elodie ne désarment pas !  Source Ouest-France- 05/12/2007
Le couple était en appel ce mercredi à Rennes  Les 2 jeunes femmes réclament toujours l'obtention d'un congé paternité pour la naissance des enfants portés par chacune d'entre elles. Un droit que ne leur reconnaît pas la loi.
Merci pour votre soutien. Elodie & Karine  En dernier recours, elles ont écrit au ¨résident de la république...
Ce jour, 04 Février 2008, le courrier pour Mr Nicolas Sarkozy a été envoyé, avec environ 120 faire-part. (en colissimo)
Ce courrier a été co-signé par l'apgl.
 : LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
alloelo@enfants-arcenciel.com  -
www.enfants-arcenciel.com

Photo Karine & Elodie
La Caisse d'Allocations Familiales de Nantes a bien voulu reconnaître leur situation familiale mais pas la CPAM.  Cette dernière lui refuse les 11 jours de congés paternité.Déboutées en 1ère instance, Karine et Elodie sont en appel aujourd'hui à Rennes. Peu d'espoir pour elles d'obtenir gain de cause : mais pour faire reconnaître les droits des familles homoparentales, elles pourraient aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme. Pour le moment, le couple attend le délibéré. Il devrait être connu le 30 janvier.
http://ouest.france3.fr/info/pays-de-la-loire/37135578-fr.php
articles  sur tetu.com :  (06/06/2006) Nantes: Élodie et Karine interpellent la Halde
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Une famille comme les autres
témoignages d'une famille homoparentale (...)
"La vie au foyer avec «le copain de ma mère» ou «la femme de mon père» est une réalité pour 1,6 million d’enfants en France. Pour ces beaux-parents, le gouvernement souhaite créer un «statut» légal qui n’exclurait pas les couples homoparentaux. C’est la «belle-doche» ou le «beau-père», parfois on entend plutôt «le copain de ma mère» ou «la femme de mon père». On parle aussi de «parent social» ou de «parent d’addition». Bref, on ne sait pas quelle appellation donner au beau-parent.(...)
Source Reuters et  LIBERATION QUOTIDIEN 25/26.12.2007
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Jusqu'à QUAND ?
Jusqu'à quand la démocratie des tribunaux ???
 

Deux mères françaises, unies aux Québec, se voit refuser la naturalisation de leur fils par la France
Le petit garçon de deux mères françaises établies et unies au Québec, ne parvient pas à obtenir la nationalité française. Le consulat lui refuse du fait de son acte de naissance considéré comme "contraire à l'ordre public français".
Toutes deux françaises, Mathilde et Séverine forment une union civile au regard de la loi québécoise depuis 2005. Elle sont les mères d'un petit Lucien né d'une procréation "amicalement assistée", comme la nomme le code civil québécois. Ce qui signifie en clair qu'un des deux parents est la mère biologique de l'enfant.
Pourtant, malgré cette situation plutôt bien cadrée du point de vue légal, leur fils ne parvient pas à obtenir la nationalité française. L'affaire a été révélée vendredi par le site Rue89.
En septembre dernier, par précaution, les deux mères établissent leur testament et entreprennent à cet effet de faire naturaliser leur fils auprès du consulat général de France à Montréal. Une simple formalité, pensent-elles, dans la mesure où elles acceptent d'inscrire Lucien uniquement sous le nom de sa mère biologique.
Mais tout se complique; le consulat général de France à Montréal refuse de transcrire l'acte de naissance de l'enfant prétextant que "les énonciations figurant dans son acte québécois sont contraires à l'ordre public français (...)
Source : e-llico.com , suite LOS :
www.los.ch/artikel/artikel.php?ID=1168&rubrik=159
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Les gays se cachent pour adopter...
Article publié le 03 Février 2007 - Par Anne Chemin - Source : LE MONDE
Extrait : "
ELLES sont allées chercher Pauline au Vietnam ensemble, elles se sont levées toutes les deux la nuit pour les biberons et pour la fièvre, mais aux yeux de la loi, seule l'une d'elles est considérée comme la mère de l'enfant. « Lorsque j'ai demandé un agrément pour l'adoption, je ne leur ai pas dit que j'étais homosexuelle pour éviter un refus, raconte Sophie. Je me suis présentée comme célibataire et ils m'ont délivré l'agrément. Mais, du coup, l'adoption est uniquement à mon nom. » Depuis 2005, Sophie et sa compagne, Véronique, élèvent ensemble une petite fille d'origine vietnamienne qui aura bientôt deux ans. "

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PORTRAIT AVEC ENFANT D'UNE FAMILLE HOMOPARENTALE  Pascale Krémer - Le Monde du 050202
Agnès, la mère, est lesbienne ; Thierry, le père, est homosexuel. Ensemble, ils ont fondé une famille en coparentalité autour de leur petite fille, Aurian... Suite : http://eklektik2.free.fr/coparent.htm

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Nous,enfants d’homos de Stéphanie Kaim  Editions de La Martinière
Homoparentalité, une génération témoigne.   3,90 € - 170 pages - Nov. 2006

En France, élever des enfants lorsque l’on est homosexuel demeure un tabou. Pourtant, la réalité devance les mentalités : ainsi, de nombreux couples d’hommes ou de femmes recourent à des méthodes alternatives pour accueillir des enfants au sein de leurs foyers. Relevant parfois du « bricolage », leurs pratiques, et les efforts qu’elles nécessitent pour leur permettre de devenir parents, témoignent d’une motivation qui ne demande qu’à être légitimée.  Convaincue que des témoignages contribueront à nourrir et à orienter ce débat, Stéphanie Kaim s’est tout d’abord rendue en Californie - berceau de l’homoparentalité dans le monde, où deux générations de personnes élevées par des parents homosexuels ont grandi* - et ce, afin de confronter les mœurs américaines et françaises ; en France, elle a ainsi mené l’enquête auprès de nombreuses familles homoparentales issues de générations et de milieux variés. A partir de ces entretiens, elle restitue le quotidien et les difficultés,

 (les joies aussi) rencontrées par ces familles complexes et attachantes. Sans fausse pudeur, les individus interviewés répondent à des questions cruciales : se sent-on vraiment un enfant ou un adolescent comme les autres quand on est élevé par des parents homosexuels ? Quelle est alors notre sexualité ? Quelle perception du genre développe t-on ?  Enfin, quel regard porte la communauté gay sur ces enfants dont certains, ayant choisi l’hétérosexualité à l’âge adulte, éprouvent alors la nostalgie d’une certaine « culture gay » ?
* Aux Etats-Unis, la visibilité des ces familles s’est tant accrue que l’on a fini par lui donner le nom de gayby boom.
Stéphanie Kaim, diplômée de Sciences Po, détentrice d’une maîtrise de philosophie et d’un DESS de communication audiovisuelle, est journaliste. Elle a ainsi réalisé de nombreux documentaires pour la télévision (Arte, France 5, Canal Plus…) portant sur des sujets tels que l’homoparentalité – documentaire à l’origine de cet ouvrage – mais aussi sur les adolescents à l’ère de l’Internet et du virtuel, sur le nouveau départ dans la vie à l'âge de la retraite, etc. Thèmes qu’elle a traités avec tact et sensibilité.
Editions de La Martinière - 5, rue Jacques Callot - 75006 Paris - courriel : cmatera@lamartiniere.fr

Nous,enfants d’homos - Stéphanie Kaim - Nov. 2006 - 3,90 € - 170 pages

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Photo Le Soleil, Patrice Laroche

Grandir dans une famille homoparentale
Source : Le Soleil CyberPresse (canada) par Caroline Beauchamp02/12/2006
"Vous êtes de ceux qui croient qu’un enfant doit nécessairement avoir un père et une mère pour s’épanouir et grandir sainement ? Que l’infécondité naturelle d’une union entre personnes de même sexe permet de conclure que « ce n’est pas naturel », et donc, pas souhaitable ? Anne-Marie Ambert, sociologue de la famille à l’Université de York, a entendu ces arguments nombre de fois.  -« Les gens pensent que la famille traditionnelle, qui présente le modèle féminin et le modèle masculin, est la recette idéale, souhaitable au développement harmonieux de l’enfant, notamment au plan de son identité sexuelle », explique-t-elle. Or, il semble bien que cette croyance gagnerait à être actualisée. « Un enfant ne doit pas nécessairement avoir un père et une mère, c’est une conclusion prématurée, affirme-t-elle sans ambages. Ce que les recherches montrent, c’est qu’il est préférable pour un enfant d’avoir deux parents, peu importe leur sexe. »
Même son de cloche chez Line Chamberland, sociologue à l’UQAM. « Le fait d’être homosexuel n’a pas d’incidence sur la qualité de parent, ça n’a rien à voir », dit-elle.
À leur avis, le défi des enfants élevés par des parents de même sexe se situerait plutôt sur le plan des préjugés sociaux. L’enfer, c’est les autres ? Pas nécessairement, si l’on en croit l’expérience d’une famille de Québec."

Marie-Claude Carrière et sa petite famille. Pour les experts, le fait d’être homosexuel n’a pas d’incidence sur la qualité de parent. « Un enfant ne doit pas nécessairement avoir un père et une mère, c’est une conclusion prématurée, affirme la sociologue Anne-Marie Ambert. Ce que les recherches montrent, c’est qu’il est préférable pour un enfant d’avoir deux parents, peu importe leur sexe. »
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On compte déjà 100 000 familles homoparentales
Les couples homosexuels n’ont pas attendu des autorisations en bonne et due  forme pour avoir des enfants. Aujourd’hui, ils demandent que le droit reconnaisse les faits

«L’avantage avec les couples homos, c’est que quand ils ont des enfants on est sûr qu’ils les ont voulus.» Voilà au moins un argument que personne ne contestera à  Eric Garnier, président de l’Association des Parents et Futurs Parents gays et lesbiens (APGL). Et ils sont de plus en plus nombreux à affirmer en vouloir.
On estime qu’il existe déjà plus de 100000 familles homoparentales et 200 000 à 400 000 enfants, ayant au moins un parent homosexuel, dont un grand nombre sont nés dans un «contexte» hétérosexuel d’une précédente union. Aux Etats-Unis, avec 6 à 14 millions d’enfants de parents gays ou lesbiens, on parle de gayby- boom! «Ce qui a surpris et provoque peut-être tant d’effroi chez certains, c’est qu’on ne s’attendait pas à ce que les homosexuels aient un tel désir de famille, remarque la psychanalyste Elisabeth Roudinesco (voir plus bas interview). Cette revendication du droit à la parenté s’ inscrit pourtant dans la marche de l’histoire. Avec la dépénalisation de l’ homosexualité, puis sa banalisation, il était normal que ce qui avait été refoulé pendant des siècles, le désir de procréation des homosexuels, s’exprime enfin.» L ’APGL, créée en 1986 (1), est ainsi passée de 70 membres en 1995 à 3000 en 2004! De ces désirs sont nées des familles à configurations multiples. Il y a d’abord celles où les enfants sont adoptés. Interdite aux couples de même sexe, l’adoption est admise depuis 1966 pour les célibataires de plus de 28 ans. Dans la pratique, tout dépend en fait de la sévérité des organismes qui traitent les demandes d’agrément. A Paris, l’homosexualité n’est plus considérée comme un facteur discriminant, mais dans les Yvelines ou les Hauts-de-Seine la jurisprudence montre qu’il vaut mieux cacher sa sexualité. «Ce système implique une hypocrisie totale, relève l’avocate Caroline Mécary. Les magistrats refusent des requêtes sous prétexte que la figure paternelle ou maternelle est absente, alors que l’article 344-1 n’évoque pas cette condition.» Toujours est-il que l’adoption demeure une démarche longue et complexe, même après l’obtention du fameux sésame. Sur Paris, on compte 600 demandes par an pour seulement 50 pupilles de l’Etat. Et les pays étrangers, souvent très hostiles à l’adoption par des homosexuels, restent suspicieux à l’égard des célibataires!

L’autre solution, c’est le recours à un tiers, interdit en France. Les couples lesbiens
se tournent vers la Belgique (les «bébés Thalys»), les Pays-Bas ou la Finlande où, contrairement à la France, l’insémination artificielle n’est pas réservée aux seuls couples stériles ou porteurs de maladie (lois de bioéthique de 1994). Les hommes choisissent les Etats-Unis, où il est possible de passer contrat avec des mères porteuses. Ils sont cependant très peu nombreux à faire cette démarche coûteuse et risquée. Dans tous ces cas de figure, les enfants n’ont toujours, au final, qu’un seul parent légitime: la mère ou le père biologique ou adoptif. Leurs compagnons, n’ayant aucun lien de filiation avec l’enfant, se retrouvent sans statut. Pourtant la justice a déjà fait une exception: le 27 juin 2001, le Tribunal de Grande Instance de Paris reconnaissait à Carla Boni le droit d’adopter les trois filles de Marie-Laure Picard, sa compagne depuis vingt-cinq ans. Mais pour être conforme à la loi la mère biologique a été obligée de céder son autorité parentale à la mère adoptive! Sa demande d’autorité conjointe, permise par les dispositions du 4 mars 2002 sur la délégation parentale, lui a été en effet refusée au titre qu’elle «détournait l’esprit des lois». Devant tant d’obstacles, les homos sont de plus en plus nombreux à opter pour la «coparentalité». Explication: une femme – ou un couple lesbien – décide de mener à bien avec un gay – ou un couple gay – un projet commun d’enfant. La loi leur interdisant le recours à la médecine, ils se contentent généralement de ce qu’on appelle l’«insémination artisanale» – dite aussi méthode de la seringue.

Passons sur les détails… L’enfant né de cette «union» a alors bien un père et une mère biologiques. Et, comme dans les familles recomposées, il a deux foyers. Les futurs coparents rédigent généralement une charte spécifiant les droits de garde, la place des copar équivalents des beaux-parents) et les modalités à suivre en cas de conflit du «couple parental». Légalement, la situation est identique à n’importe quelle naissance hors mariage: le père et la mère biologiques sont reconnus comme parents légaux et partagent l’autorité parentale sur l’enfant. Dans le cadre d’une coparentalité, les compagnons des parents biologiques, ou coparents, pourtant présents dès l’origine du projet, n’ont aucun statut légal. Le Code civil n’avait évidemment pas prévu le cas de deux papas et deux mamans! «C’est l’ occasion de s’interroger sur la place des coparents et des beaux-parents dans toutes les nouvelles formes de familles», affirme l’APGL, qui milite en faveur de leur
reconnaissance légale et de la constitution d’un livret de l’enfant où seraient précisés les parents biologiques, juridiques et sociaux. Hier, la contraception et l’aide à la procréation médicale assistée ont permis de dissocier la sexualité de la procréation. Aujourd’hui l’adoption et la coparentalité entraînent une distinction entre parenté et parentalité. En revendiquant ce droit à la parentalité, les couples homosexuels remettent donc en question la conception traditionnelle de la famille et des liens de filiation qui y sont attachés. «Symboliquement, c’est un énorme bouleversement pour une société qui s’est fondée sur le stéréotype "un seul père, une seule mère" avec des parents censés être les géniteurs, confirme l’ethnologue Anne Cadoret (2). 

Mais aujourd’hui cette construction éclate: on peut avoir plusieurs figures de père, plusieurs figures de mère (comme dans les familles d’accueil), les père et mère ne vivent pas obligatoirement ensemble (comme les divorcés). On peut imaginer une autre forme parentale du lien homme-femme-enfant, où l’enfant, bien que toujours issu d’un mélange de masculin et de féminin, ne vit pas complètement ou pas du tout avec un père et une mère, mais avec deux "mères" ou deux "pères".» Deux papas, deux mamans... «Un aberration psychologique, affirme le prêtre-psychanalyste Tony Anatrella. Le risque est de fabriquer des enfants psychotiques .»
Pourtant, depuis trente ans, «toutes les études montrent que les enfants élevés par des parents homosexuels n’ont pas plus de difficultés psychologiques que les autres, souligne le célèbre psychanalyste Boris Cyrulnik.
Peut-être même vont-ils mieux, car ils ont souvent des parents très aimants et très attentifs. Le danger serait d’ailleurs plutôt là, dans ce souci de faire du zéro faute, puisque nous savons bien que c’est aussi grâce aux erreurs de ses parents que l’enfant se construit!»

Bien qu’il soit l’auteur de l’une de ces études (3), le pédopsychiatre Stéphane Nadaud en souligne le caractère éthiquement choquant. «Imaginez les mêmes travaux sur la capacité des juifs à élever des enfants!» Les ténors de l’ homoparentophobie (Michel Schneider, Aldo Naouri, César Botella…) brandissent encore l’épouvantail de l’indifférenciation des sexes. Nadaud leur rétorque que « pour qu’un enfant soit trompé sur la différence des sexes, il faudrait vraiment qu’il vive en vase totalement clos!»
Fruit d’une amitié de vingt ans entre Joël et Nathalie et de l’amour de deux couples gay et lesbien, Louise, un an et demi, née par «insémination artisanale», distribue une pluie de sourires. Un hochet à la main, elle trottine gaiement jusqu’à l’album- photos que Joël lui tend. «Où elle est, maman?» Le petit index vient frapper sans hésitation sur toutes les images de Nathalie, sa mère biologique. «Et Sophie, où elle est?» La «tata» de Louise est pointée en un éclair. «Et papa? et Gilles?» Pas l’ombre d’une hésitation. S’il y a quelqu’un de perdu dans cette coparentalité à quatre parents, ce n’est sûrement pas elle! Louise a un papa, une maman, plus deux coparents. Ce qu’ils réclament aujourd’hui, c’est des droits pour protéger leur fille de tous les accidents de la vie.
-«Quand je vois cette petite fille qui nous donne tout ce bonheur en partage, il m’est insupportable de penser que des juristes et des politiciens s’arrogent le droit de discuter de son droit à l’existence! déplore Joël. Comme il est absurde que Gilles et Sophie ne puissent être reconnus en tant que parents sociaux de leur fille.»Si Joël et Nathalie venaient à mourir, Louise serait déclarée orpheline. Bien que possédant encore deux coparents vivants. Où est l’intérêt de l’enfant?"
Marie Lemonnier
(1) www.apgl.asso.fr (2) «Des parents comme les autres», Odile Jacob, 2002.
(3) «Homoparentalité. Une nouvelle chance pour la famille?», Fayard, 2002.
Source Le Nouvel Obs Semaine du jeudi 20 mai 2004 - n°2063 - France  www.nouvelobs.com/articles/p2063/a241448.html

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"J'AI 2 MAMANS, c'est un secret" - Claire BRETON Editions LEDUC.S -  2005
"J’ai trois ans quand ma mère quitte mon père... pour une femme. Je vais donc vivre pendant douze ans, avec mes deux mamans, sans rien soupçonner. Et c’est par hasard, à quinze ans, que j’apprends brutalement la vérité. Aujourd’hui, grâce à ce livre, je vais enfin pouvoir " en " parler avec ma mère. Quelle sera sa réaction ? " Ce livre est un témoignage : claire Breton a 15 ans quand elle réalise combien l’homosexualité de sa mère et de sa " tante " a pesé sur son équilibre. Ce livre est aussi une enquête. L’auteur a interrogé des enfants élevés par un couple homosexuel. Ils sont au moins 100 000 en France, aujourd’hui. Elle a voulu savoir s’ils avaient traversé les mêmes difficultés, s’ils avaient inventé les mêmes mensonges pour protéger leur famille et se protéger eux-mêmes du regard des autres"
- Pourquoi avoir écrit ce livre témoignage ?
J'avais d'abord envie de passer au dessus de l'omerta familiale... Enfin il me semble nécessaire de faire avancer le débat sur l'homoparentalité. Torp intellectualisé, il ne se soucie pas assez des familles et surtout des enfants concernés.
-Quelles difficultés rencontrent ces familles au quotidien ?
Le regard des autres est pesant, surtout pour les enfants qui ont besoin de conformité.
Les parents eux ont peur d'être jugés par leur enfant et n'osent pas expliquer la situation avec des mots simples, alors qe c'est la solution. L'absence de cadre juridique pour le parent social est aussi problématique...
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"UN HOMME ET UNE FEMME NE FONT PAS UN ENFANT - Conférence Maurice GODELIER
L'anthropologue intervient dans un cycle sur l'embryon à la Cité des Sciences à Paris Journal 20' 31/01/2005
"Un enfant n'est pas terminé avant d'être construit socialement "

"(..)La parentalité sociale s'élargit aux dépens de la filiation génétique. (...)
Et le débat sur l'homoparentalité ?
C'est un tournant majeur. Si on légalise la famille homosexuelle... les sociétés occidentales vont pourtant dans ce sens-là et il vaut mieux accompagner le mouvement. Après la Hollande, l'Espagne vient de légaliser le mariage homosexuels. Si l'on avait regardé plus tôt nos cousins les Bonobos on aurait vu qu'ils sont à la fois homo et hétérosexuels, les primatologues semblent avoir eu bien du mal à "découvrir" que les "deux sexualités sont naturelles".. D'autre part on ne peut pas dire que l'hétérosexualité donne une garantie sur l'éducation des enfants. Dans le débat qui va nécessairement s'ouvrir à l'occasion de la prochaine campagne électorale, les politiciens vont être obligés de prendre position sur l'homoparentalité."
Extrait interview Maurice GODELIER pour le journal 20".fr - Propos recueillis par Luc Brunet
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Interview Nouvel Observateur Elisabeth Roudinesco
Semaine du jeudi 3 octobre 2002n°1978 - Notre époque
Photo Elisabeth Roudinesco

Le nouveau désordre familial - Parents homos: «C’est le sens de l’histoire»
La psychanalyste Elisabeth Roudinesco plaide pour la reconnaissance de l’homoparentalité.
Dans son livre "
La Famille en désordre" elle retrace depuis le XVIIIe siècle le parcours de cette tribu insolite qu’est la famille
 

Le Nouvel Obs. – Vous décrivez dans votre ouvrage les grandes mutations de la famille. Quel est selon vous le plus grand bouleversement qu’elle ait subi?

Elisabeth Roudinesco. – La perte de l’autorité paternelle, sans doute. «En coupant la tête du roi, la Révolution a fait tomber la tête de tous les pères de famille», a écrit Balzac. Au cours du xxe siècle, le père a perdu la quasi-totalité de ses pouvoirs. Les femmes, libérées par la contraception, se sont progressivement émancipées, jusqu’à décider, dans certains cas, de se passer des hommes pour fonder un foyer. Les fils se sont mis à critiquer la toute-puissance des patriarches. La famille s’est maternalisée, privilégiant la relation mère-enfant. Depuis, les pères tentent difficilement de trouver leur place. La famille contemporaine est totalement désordonnée, c’est une tribu insolite, fragile et névrosée…
N. O. – … une tribu qui selon vous n’a jamais été autant plébiscitée.
E. Roudinesco. – Après avoir été tant critiquée en 1968, elle est maintenant aimée, rêvée. On lui demande d’être tout à la fois: le creuset de l’épanouissement individuel, du bonheur et du plaisir sexuel, la grande forteresse dans laquelle se ressourcer dans un monde dépressif… Ainsi la famille contemporaine se cherche, se transforme, elles est monoparentale, homoparentale, recomposée, déconstruite… Et pourtant elle reste la cellule de base de la société, notamment parce qu’elle est indispensable à la structuration du sujet. C’est ce que Freud entendait démontrer avec la thèse du meurtre du père et de la réconciliation nécessaire des fils avec la figure paternelle. La famille, c’est le lieu par lequel le sujet construit inconsciemment son autonomie, à travers une relation conflictuelle avec ses parents, représentants de l’autorité.
N. O. – Remplit-elle toujours aussi bien ce rôle, alors que l’autorité paternelle est en crise?
E. Roudinesco. – Je ne fais pas partie des souverainistes qui s’alarment de la fin de l’autorité de l’école, de la République ou du père. Je ne crois pas que la paternité soit réellement en danger, bien qu’elle ait tout perdu. Un certain type d’autorité est en train de disparaître, mais la société va accoucher d’autres formes d’ordre symbolique. Au xixe, les penseurs conservateurs redoutaient l’émancipation des femmes. Ils disaient: «Si elles travaillent, si elles se mettent à porter des pantalons et à revendiquer une sexualité épanouie, c’est la fin de la différence des sexes et la mort de la famille.» C’était simplement la fin d’un certain mode de famille… Aujourd’hui, on n’accuse plus les femmes, mais les homosexuels. L’homophobie actuelle traduit la même peur qu’une sorte d’apocalypse ne vienne ravager la société.
N. O. – Ce sont d’ailleurs les homosexuels, leur désir revendiqué de se mettre en couple et d’élever des enfants qui vous ont amenée à vous intéresser à la famille…

E. Roudinesco. – C’est vrai, je ne m’attendais pas à ce que les homosexuels souhaitent recréer un ordre familial qu’ils avaient si longtemps, si violemment contesté. Je suis désormais persuadée que le sida, qui a décimé toute une génération très jeune, a dû considérablement accroître le désir des gays d’engendrer et de transmettre. J’ai écouté les débats sur l’homoparentalité et j’ai été très frappée par la violence des propos tenus par certains psychanalystes. Ils se sont posés en pseudo-experts, ont affirmé: «C’est impensable, impossible, parce que c’est contraire à la nature, au complexe d’Œdipe, parce que ça ne s’est jamais vu», sans aucun recul, sans jamais essayer de comprendre ce qui se jouait là, dans ce mouvement de l’histoire. A force d’être sollicités par les pouvoirs publics et les médias, certains représentants des sciences humaines ont aujourd’hui tendance à s’ériger en gendarmes ou en techniciens du bien et du mal, ce que je trouve dangereux.
N. O. – Comment expliquer ces réactions?
E. Roudinesco. – Pour la première fois en Occident, des hommes et des femmes homosexuels prétendent se passer de l’acte sexuel pour fonder une famille. Ils transgressent un ordre procréatif qui a reposé, depuis 2000 ans, sur le principe de la différence sexuelle. A la limite, on pouvait imaginer que des homosexuels puissent élever des enfants, mais l’idée qu’ils veuillent le faire en couple a été un choc…
N. O. – Vous militez aujourd’hui pour une reconnaissance des familles homoparentales. Pourquoi?
E. Roudinesco. – A partir du moment où l’on considère l’homosexualité comme une sexualité ordinaire, je ne vois pas pourquoi on continue à discriminer les parents gays et lesbiens. D’autant que personne ne peut dire que les enfants d’homosexuels sont plus perturbés que les autres, qu’ils sont élevés avec moins d’amour et d’attention. Il faudra bien admettre un jour qu’ils portent, comme d’autres, la trace singulière d’un destin difficile. Et il faudra bien admettre aussi que les parents homosexuels sont différents des autres parents. C’est pourquoi notre société doit les accepter tels qu’ils sont, en leur accordant les mêmes droits et les mêmes devoirs. Et ce n’est pas en se contraignant à être «normaux», à participer à des enquêtes prouvant que leurs petits vont parfaitement bien ou sont à l’aise avec le sexe opposé que les gays et lesbiennes parviendront à prouver leur aptitude à être de bons parents. Car, en cherchant à convaincre ceux qui les entourent que jamais leurs enfants ne deviendront homosexuels, ils risquent de donner d’eux-mêmes une image désastreuse. Rappelez-vous: tous les enfants héritent dans leur inconscient de l’enfance de leurs parents, de leur désir et de leur histoire.
N. O. – C’est pour cela que vous critiquez la culture du secret, qui, dans les adoptions mais aussi dans les PMA (procréations médicalement assistées) avec donneur inconnu, conduit à dissimuler les origines biologiques de l’enfant…
E. Roudinesco.
– Je pense que ces habitudes françaises, qui consistent à assimiler filiation adoptive et biologique, ont vécu. On l’a vu d’ailleurs très clairement lors des débats sur la réforme de l’accouchement sous X. Les enfants adoptés ou nés sous X revendiquent aujourd’hui le droit de connaître leur histoire. Nul n’échappe à son destin, l’inconscient vous rattrape toujours. 
N. O. – Mais faut-il toujours tout dire? Avouer par exemple à un enfant qu’il a été conçu avec le sperme d’un inconnu?
E. Roudinesco.
– Non, évidemment. Je ne suis pas pour assommer tout le monde avec des vérités dès l’âge de 2 ans. Dans ce domaine, chaque histoire est inédite, et il faut réfléchir au cas par cas. Mais, à mon sens, les enfants adoptés ou issus de la PMA ne sortent jamais indemnes des perturbations liées à leur naissance. Il faut rester ouvert, être attentif à leurs questions, s’ils en posent, et surtout ne pas chercher à cacher la vérité. L’idéal serait de trouver une position équilibrée entre le système de transparence absolue à l’américaine et le système de dissimulation à la française, lequel, ne l’oublions pas, reposait autrefois sur une intention généreuse d’égalité des droits entre les enfants issus de différentes filiations. Propos recueillis par Sophie des Déserts
La Famille en désordre - Ed. Fayard
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    photo GayBarcelona
Deux mères valent-elles mieux qu'une?  Par Karen X. Tulchinsky
"Mon amie et moi avons décidé d'avoir un enfant. 
Nous formons un couple depuis quatre ans et sommes propriétaires d'une maison entourée d'un joli jardin et d'une clôture en bois. Nous vivons une relation fondée sur un engagement à long terme et des liens d'amour profond, et adorons les enfants. En bonne santé et en pleine maturité, nous jouissons du soutien de nombreux parents et amis. Mais il y a un petit problème. Nous n'avons pas de sperme. Comme nous sommes lesbiennes, le sperme ou le fait de ne pas en avoir n'a jamais vraiment compté parmi nos préoccupations. Mais voilà que cette substance occupe maintenant une grande partie de nos pensées : nous nous intéressons aux moyens d'en obtenir et considérons avec émerveillement l'impact qu'elle aura sur nos vies.

Jusqu'à tout récemment, tout le monde tenait pour acquis que les lesbiennes n'avaient pas d'enfants. L'un des plus profonds regrets éprouvés par les parents de bien des personnes homosexuelles tient au fait que nous ne leur donnerons pas de petits-enfants. Même s'il a toujours été possible, sur le plan biologique, pour les couples gais d'être parents, rares étaient ceux qui y aspiraient. Après tout, dans les années 70, les lesbiennes étaient trop occupées à organiser des festivals de musique et des défilés de la fierté gaie, à assurer des services d'aide dans des maisons d'hébergement pour femmes, à jouer à la balle molle, à gérer des cafés et à lutter pour l'égalité des droits.

Mais au début des années 80, de nombreuses femmes réalisèrent que l'expression "mère lesbienne" était loin d'être une folie. Ce fut le début du baby boom lesbien. Ainsi, des lesbiennes de tous les coins de l'Amérique du Nord troquèrent leurs pancartes contre des biberons, leurs motocyclettes contre des poussettes, leurs chemises à carreaux contre des soutiens-gorge d'allaitement et leurs vestes de cuir contre des anneaux de dentition.

Lorsque mon amie et moi avons pris la décision d'avoir un enfant, nous avons établi que ce serait elle qui le porterait. Mais il y avait d'autres facteurs à considérer, au nombre desquels figurait, vous l'aurez deviné, le sperme. Valait-il mieux faire appel à un donneur anonyme ou a une connaissance? Devions-nous inclure dans notre projet un ami, que l'enfant apprendrait à connaître en sachant qu'il est son père "biologique", ou nous inscrire à un programme d'insémination artificielle dans une clinique de fertilité?

Après de nombreuses discussions, nous avons opté pour un programme anonyme d'insémination artificielle. Comme de nombreux couples homosexuels aux prises avec des problèmes de fertilité, nous ne voulions pas d'une troisième personne dans nos vies. Mais pour les couples lesbiens, une autre question se pose inévitablement: tout enfant ne devrait-il pas avoir dans son entourage une personne de sexe masculin?

Des hommes, il y en aura dans la vie de notre enfant. Nous avons des frères, des cousins et des amis. Notre enfant aura une multitude d'oncles. Mais ce n'est pas ce qu'ont habituellement en tête les personnes qui posent cette question. Pas du tout.
Ce qu'ils veulent dire, c'est: votre enfant n'a-t-il pas besoin d'un père? Peut-être.
  
Dans le dictionnaire, le mot père est défini de la façon suivante : 1. Homme qui a engendré, qui a donné naissance à un ou plusieurs enfants à partir de la fertilisation d'un ovule. 2. Homme qui a un ou plusieurs enfants qu'il élève. 3. Personne à qui l'on doit un certain respect.  Voyons voir. J'ai l'intention d'élever notre enfant. Je prends part au processus de conception et je crois être une personne qui mérite un certain respect. Par conséquent, je pourrais fort bien être le père. Et si notre enfant demande qui est son géniteur, nous lui dirons la vérité.

Ainsi, après avoir réglé cet aspect de notre projet, nous avons pris rendez-vous avec notre médecin, qui nous a orientées vers la clinique Genesis Fertility, laquelle fournit régulièrement du sperme à des futurs parents, hétérosexuels ou homosexuels, sur recommandation d'un médecin. Lors de notre première visite, nous avons anxieusement pris place dans une salle d'attente décorée avec goût de fauteuils, d'aquariums, de plantes et de tables de salon en bois d'acajou poli, le tout baignant dans l'éclairage discret de lampes sur rails. Sur des étagères se trouvaient des dépliants et des revues traitant de fertilité et de politique familiale. Nous avons feuilleté un numéro de la revue Parenting Today en attendant notre tour.

Quelques minutes plus tard, on nous fit entrer dans le cabinet du médecin de la clinique, qui prit connaissance de notre statut de parents de même sexe sans pour autant porter de jugement. Elle nous expliqua ensuite que mon amie subirait un examen médical complet, après quoi nous allions devoir choisir un donneur de sperme, établir les dates importantes du cycle de ma conjointe puis revenir à la clinique pour l'insémination. "Cela pourrait prendre un certain temps, prévint le médecin. Préparez-vous à vivre une période mouvementée."

Elle nous accompagna alors jusqu'à une salle privée et nous remit un volumineux classeur, pour que nous procédions au choix d'un donneur adéquat. A l'intérieur du document se trouvait un bref profil d'une page pour chaque donneur, numéroté et anonyme. Nous devions effectuer une première sélection en vue d'en arriver à une poignée de possibilités; ensuite, un rapport de cinq pages nous serait remis pour chaque homme retenu. Ces rapports plus approfondis comprenaient une description détaillée des caractéristiques du donneur, notamment physiques. Sa taille, son poids, la couleur de ses cheveux et de ses yeux, son origine ethnique, son métier, ses loisirs, son groupe sanguin, la personnalité publique à qui il ressemble, s'il a ou non les lobes d'oreilles décollés, s'il possède des proches parents, s'il souffre de maladies héréditaires ou d'allergies. A la dernière page, on pouvait lire un essai rédigé par le donneur, intitulé "Pourquoi j'ai décidé de faire un don de sperme". Cette partie n'était sans doute pas vraiment indispensable, mais elle nous a néanmoins aidées à faire notre choix. Le donneur que nous avons choisi, le numéro 6974L, avait écrit à propos de sa famille, de son enfance, de ses intérêts et de ses passions avec beaucoup de charme et d'honnêteté. Et ses lobes d'oreilles n'étaient pas décollés. Il était parfait. Nous avions trouvé notre homme.

Il fallait maintenant attendre le bon moment. Pendant plusieurs mois, nous avons pris note des fluctuations du cycle de mon amie afin de déterminer le jour exact de l'ovulation. Puis nous avons constitué une trousse de "conception" comprenant un ourson en peluche, un biberon, une photo du regretté père de mon amie, un lecteur de cassettes portatif et une cassette de chansons pour enfants. Le jour venu, nous nous sommes rendues à la clinique, à l'autre bout de la ville, pour notre première tentative d'insémination.

A la clinique, la réceptionniste nous invita à prendre place dans la salle d'attente, où patientaient d'autres couples visiblement nerveux. Nous avons feuilleté une revue d'une main fébrile en attendant que notre nom soit appelé.

La salle d'insémination, plutôt petite, avait une grande fenêtre à travers laquelle on pouvait admirer un très romantique paysage montagneux. Mais dans un coin se trouvait un bureau d'infirmière sur lequel traînait un terrifiant assortiment de gants de latex, de seringues, de tampons d'ouate et de spéculums. Les murs étaient couverts de schémas en couleurs, très peu romantiques, représentant l'appareil reproducteur féminin. La table d'examen gynécologique, plutôt imposante, était recouverte de papier blanc et munie d'étriers en acier inoxydable. On nous informa qu'une technicienne était en train de dégeler notre fiole de potion magique: le sperme.

L'environnement avait une froideur plutôt clinique, mais nous étions résolues à ce que notre enfant soit conçu avec amour. Pendant que mon amie enfilait une blouse en papier vert et prenait place sur la table d'examen, j'ai installé notre lecteur cassettes, dans lequel j'ai inséré notre choix musical. Les premières notes de Polly Wolly Doodle, interprétée par Burl Ives, envahirent aussitôt la pièce. Ensuite, je disposais joliment l'ourson en peluche, le biberon et la photo sur le sol. Lorsque l'infirmière revint, elle nous adressa un sourire. Elle se mit même à chantonner Little Red Caboose, en choeur avec le groupe Sweet Honey In the Rock. Elle avait dans les mains une petite fiole de plastique qu'elle tenait devant nos yeux. "Numéro 6974L, n'est-ce pas?"

"C'est bien ça", répondis-je. Nous avions depuis longtemps mémorisé le numéro de notre donneur. 6974L. Comme un chant magique.

La procédure d'insémination est plutôt simple. On injecte du sperme dans l'utérus de la femme à l'aide d'une seringue munie d'un long tube mince conçu pour atteindre l'utérus, au-delà du col. L'infirmière installa l'appareil, puis se retira. Ensuite, en regardant profondément dans les yeux de mon amie, et avec tout mon amour, je pressai sur le piston avec le pouce.

Il existe une multitude de théories en ce qui a trait à la fécondation. Certaines personnes affirment que des rapports sexuels aboutissant à l'orgasme contribuent à accélérer le processus. Sans donner de détails, je dirais simplement que de retour à la maison, après avoir effectué la partie intime de notre rituel de conception, j'ai prescrit à mon amie un demi-verre de vin et un jour entier de repos au lit. J'ai également placé un coussin sous ses jambes pour les maintenir élevées. Comme pour la soupe au poulet, il était possible que ma prescription s'avère inefficace. Mais je me disais que ces mesures ne pouvaient certainement pas nuire.

Il se trouve qu'il est toujours plus facile de tomber enceinte quand on ne le souhaite pas. Ainsi, nous attendons toujours, nous n'avons pas cessé d'essayer et nous avons eu amplement le temps de penser aux conséquences de notre décision.

Il y a des années, lorsque j'annonçais à ma mère que je désirais avoir un enfant un jour, elle poussa un cri comme si un désastre venait de s'abattre sur elle. "Oh non, tu veux ma mort, s'écria-t-elle. C'est certain."

"Maman, répondis-je, si je voulais mettre fin à tes jours, je choisirais un moyen plus simple que de prendre une décision dont les conséquences vont marquer le reste de ma vie."

Ma mère était d'avis qu'étant donné que j'étais lesbienne, il était injuste de ma part de vouloir avoir un enfant. "Pense à tout ce que cet enfant devra subir", m'avait-elle prévenue.

Mon amie et moi sommes loin d'être naïves. Nous sommes prêtes au pire (et au meilleur). Nous ne pouvons pas prévoir quelles expériences notre enfant aura à traverser, dans un monde qui fait souvent preuve d'intolérance à l'égard des parents gais ou dans des écoles qui refusent de reconnaître ceux-ci. Mais nous savons ce qu'il lui sera donné de vivre dans notre foyer. Notre fils ou notre fille connaîtra d'autres familles gaies et lesbiennes, et nous lui apprendrons à respecter autrui, à marcher la tête haute et à apprécier la diversité. Nous respecterons ses sentiments de même que ses combats. Quels que soient les défis qui se présenteront, l'amour, les rires et les anneaux de dentition en cuir lui seront toujours fournis en quantité illimitée. Et même si certaines personnes ne manqueront pas de dire que notre enfant a deux mères, je suis d'avis que je ferai un excellent père."


Karen X. Tulchinsky, écrivaine habitant à Vancouver, est l'auteure primée d'un roman et d'un recueil de nouvelles intitulées respectivement "Love ruins Everything" et "In Her Nature". 
L'article ci-dessus a initialement paru dans le Vancouver Sun.
Réseau canadien pour la santé des femmes
      

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  "Maternités lesbiennes" - Nathalie Ricard
 
Montréal, Les éditions du remue-ménage et IREF, 2001, 189 p.
"Animée par des questionnements tirés à la fois de son vécu personnel et de son
contact avec les études féministes, Nathalie Ricard a voulu connaître l’expérience
d’autres femmes déterminées, tout comme elle, à conjuguer maternité et lesbianisme
malgré l’antinomie apparente de ces termes engendrée par les représentations
culturelles des « mères » et des « lesbiennes ». Décidant d’en faire le sujet d’un mémoire
de maîtrise en intervention sociale, elle s’aventurait alors dans un champ d’études peu
documenté, avec comme principal outillage un désir de se mettre à l’écoute et une
curiosité sans bornes qui allait la mener à explorer de multiples facettes du phénomène
de la maternité exercée par des lesbiennes.

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Famille Carla & Marie-Laure


Carla Boni, Marie-Laure Picardet  et leurs trois filles !  Photo APGL

"Depuis le jugement du tribunal de grande instance de Paris, rendu le 2 juillet 2004, Carla Boni et Marie-Laure Picard sont toutes les deux reconnues comme mères à part égale vis-à-vis de leurs trois filles. Un premier jugement rendu le 26 juin 2001 avait d’abord accordé l’adoption simple des trois filles à Carla, mère sociale des enfants. Mais l’adoption supposait que Marie-Laure, mère biologique, renonce à son autorité parentale.
La loi sur l’autorité parentale du 4 mars 2002 autorise cependant la délégation de l’autorité parentale avec un exercice conjoint, ce que Marie-Laure et Carla ont sollicité auprès du juge aux affaires familiales. Dans son jugement du 2 juillet, la cour accorde cette délégation à Marie-Laure, en évoquant «l’intérêt des enfants». Désormais, les deux femmes bénéficient des mêmes droits et des mêmes devoirs sur leurs trois filles. «Nous sommes heureuses, bien sûr, se réjouit Carla. Mais c’est surtout important pour nos filles. Qu’il y ait une reconnaissance légale de leur famille, c’est sécurisant pour elles, elles en sont fières.» Carla et Marie-Laure ne s’attendaient pas à une décision positive : «L’audience ne s’était pas très bien passée. Le procureur avait donné un avis négatif en parlant de détournement de la loi, qu’il avait d’ailleurs mal interprétée.» «Plus il y aura de cas comme les nôtres devant la cour, plus il faudra reconnaître que c’est du délire de devoir passer devant la justice pour ces droits. Les officiers de police que nous avions rencontrés, lors de l’enquête diligentée par le parquet, ne comprenaient pas qu’on ait à faire cette démarche», raconte Carla."
Tetu.com17/09/04 
(Voir début du dossier plus bas... )
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Mamans, papas, les Homosexuels ne sont pas stériles...
Italie
:
Record de familles homoparentales à Milan Tetu.com12/12/06 par Fausto Furio Colombo
Les familles homoparentales réclament une rencontre avec Letizia Moratti, ancienne ministre de l'Éducation sous Berlusconi et actuelle maire de Milan. Elles veulent un dialogue avec elle, en tant que maire et femme, pour présenter leurs demandes aux institutions. D'après le recensement de 2001, Milan n'est pas seulement la ville avec plus de célibataires, mais elle est aussi celle qui compte le plus de familles homoparentales. Au 25 novembre, les parents homosexuels inscrits à l'association Famiglie arcobaleno (Familles Arc-en-ciel) étaient 109. Après le premier congrès sur l'homoparentalité en Italie, le chiffre a triplé.
Un chiffre auquel on peut ajouter 70 enfants.
«Quand on discute du Pacs et des unions de fait, on ne parle jamais de nos droits et des enfants de gays et de lesbiennes, affirme Giuseppina La Delfa, présidente de l'association. Il y a un silence total, une volonté évidente d'ignorer cette réalité. On parle d'enfants seulement s'ils sont adoptés. Nos enfants sont déjà ici et nous revendiquons une loi qui les protègent.» Récemment Barbara Pollastrini, chargée du ministère de l'Égalité, s'adressant aux couples qui s'engagent à partager la responsabilité parentale, a inclut les gays et les lesbiennes, en soulignant qu'il n'y a qu'en Italie que l'on est encore obligé de le spécifier.
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FILMS à voir : *CINEMALESBIEN

"Des parents pas comme les autres"
"Tous les papas ne font pas pipi debout"
 

 

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